La filière pour le recyclage des batteries de vélo électrique s’installe

La filière pour le recyclage des batteries de vélo électrique s’installe

Créée par l’éco-organisme Corepile et l’Union Sport et Cycle, le syndicat des professionnels du cycle, la filière « hors-agrément » de collecte et de recyclage des batteries de vélo à assistance électrique dresse son premier bilan.

En 2017, le marché du vélo électrique franchissait un cap. En début d’année, l’État mettait en place une aide à l’achat plafonnée à 200 euros pour l’acquisition d’un vélo à assistance électrique (VAE). Au total, 255.000 VAE ont été vendus cette année-là, soit presque le double des 134.000 de l’année précédente.

Les batteries de VAE sont des produits industriels, ce qui imposent à tous ceux qui en mettent sur le marché d’en organiser la collecte et le recyclage. Jusque-là, le volume de batteries de VAE à recycler était faible et pris en charge par des circuits professionnels (La Poste par exemple) qui géraient eux-mêmes le recyclage.

Mais en 2017, avec des ventes de vélo électrique d’une ampleur nouvelle et la possibilité d’une recrudescence du volume de batteries, l’Union Sport et Cycle s’est penchée sur la création d’une filière consacrée spécialement à ces produits.

L’USC s’est donc rapprochée de Corepile, éco-organisme agréé pour sa filière « piles et accumulateurs portables » pour mettre en place une filière hors-agrément dédiée aux batteries de VAE.

Dans cette filière basée sur le volontariat, l’éco-organismes prend en charge les obligations environnementales des metteurs de batteries de VAE sur le marché français.

« Nous avons pour ambition de multiplier par trois la collecte d’ici 2020 »

Le 1er janvier 2018, la filière était opérationnelle. À ce jour, avec 35 partenaires financiers (70% des batteries VAE mises sur le marché) qui s’acquittent d’une éco-participation et 700 points de collecte sur lesquels Corepile reprend les batteries usagées, 40 tonnes de batteries de VAE ont été collectées en un an, l’équivalent de 15.000 unités.

Bien que la filière n’ait pas d’objectifs imposés par l’État, Frédéric Hédouin, le directeur général de Corepile, explique le futur de ce réseau : « À long terme, notre objectif est de continuer à recruter de nouveaux points de collecte revendeurs pour améliorer la visibilité de la filière et ainsi augmenter les volumes collectés. Nous avons pour ambition de multiplier par 3 la collecte d’ici 2020. »

60 à 70% d’une batterie de VAE est réutilisable

À partir de 10 batteries regroupées, Corepile les collecte pour les démontées et séparer les composants recyclables (de l’acier ou du fer, polymère) ou valorisables (nickel, cobalt, manganèse).

Ce recyclage est assuré par deux entreprises françaises, à savoir Eurodieuze (Moselle) et Recupyl (Isère). Divers alliages sont ensuite récupérés (fer, nickel, cobalt, manganèse). Les matériaux comme le lithium qui représente une fraction inférieure à 2% du poids de la batterie ne sont pas accessible au recyclage. À la fin du processus, 60 à 70% d’une batterie de VAE a une seconde vie.

Partagez cet article :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *