Le succès de la trottinette électrique

Le succès de la trottinette électrique

Avec des ventes qui ont progressé de 30 % en 2017, et plus d’un millier d’utilisateurs, la trottinette électrique a connu un grand bond en 2017. Une pratique qui n’est toutefois pas sans risques.

La trottinette sans efforts. Une poignée pour accélérer, une autre pour freiner. Présente depuis plusieurs années dans les rues des grandes métropoles, la trottinette électrique a connu une belle progression en 2017. Elle est désormais partout. Sur la chaussée, sur les trottoirs, ce qui n’est pas sans poser des problèmes de sécurité.

Chez le spécialiste Mobility Urban, la progression est de 30 % en 2017. «J’estime à plus de 2000 le nombre d’utilisateurs réguliers à Toulouse. C’est une vraie tendance, au milieu d’autres pratiques alternatives comme la gyroroue», témoigne Christophe Bayart, fondateur et P.-D.G. de la société, qui a ouvert à Toulouse en 2012, et s’est développé avec deux boutiques, à Paris et Lyon. Chez Altermove, un autre spécialiste des mobilités électriques ,on en vend de plus en plus», explique Félix, un des responsables de la boutique. «La prise en main est très facile. L’utilisateur monte dessus, accélère, freine facilement, peut plier la trottinette et l’emporter partout, notamment dans les transports en commun. Un seul bémol, c’est la conduite sur chaussée mouillée, à déconseiller. L’autonomie varie, entre 10 et 40 km selon les modèles.»

Gaël, client chez Altermove, a troqué son vélo contre une trottinette pour effectuer les 2 km qui le séparent de son lieu de travail. «Par rapport au vélo, c’est plus ludique. La machine est assez légère, et elle peut rouler jusqu’à 30 km/h. Je porte toujours un casque. Je roule sur la chaussée, sur les pistes cyclables, et aussi sur le trottoir, en faisant toujours attention aux piétons.»

Dans les rues pourtant, certains utilisateurs oublient qu’ils sont censés ne pas dépasser les 6 km/h. «Les piétons sont parfois frôlés par des trottinettes, comme par des vélos, déplore Guillaume Crouau, président de l’association 2 Pieds 2 Roues. Cela arrive malheureusement. Il faut rappeler à tous que les piétons sont prioritaires et que la vitesse doit être adaptée.»

Réglementairement, un utilisateur de trottinette est d’ailleurs considéré comme un piéton, et il n’a pas le droit de rouler sur la chaussée. «Une tolérance des forces de l’ordre existe, mais il est vrai qu’on est dans une période de flottement réglementaire», rappelle Christophe Bayart. En attendant que les élus légifèrent, la prudence est plus que jamais recommandée.

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