Le succès du vélo électrique

Le succès du vélo électrique

L’engouement pour le vélo se confirme et le marché du cycle ne cesse de progresser : plus de 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires (+ 2,3 %) et plus de 2,7 millions de vélos vendus en 2018. Une croissance de plus en plus portée par le vélo à assistance électrique (VAE). Après un bond inédit en 2017, l’année 2018 a démontré que cette tendance était tout sauf un effet de mode : avec une progression de 21 % et 338 000 unités vendues, le marché du vélo à assistance électrique (VAE) consolide sa croissance, atteignant désormais 40 % du chiffre d’affaires des ventes totales de vélos.

« Le marché français se porte très bien », explique Yann Noce, directeur marketing de Moustache Bikes, entreprise française de vélos électriques. Basée dans les Vosges et lancée en 2011 avec 1 500 ventes d’exemplaires, la petite société a pris du galon. Elle proposait, en 2018, 55 modèles de vélo électrique, pour 28 000 ventes. « On est convaincus que plus on mettra de gens sur des vélos électriques, plus ils laisseront leur voiture au garage. »

Coup de main invisible

Assisté d’un moteur électrique, l’utilisateur peut parcourir de longues distances, plus longtemps et plus vite sans s’épuiser. Et qu’importe l’ascension des collines abruptes : un coup de main invisible vous permet d’avancer presque sans effort. « Le vélo a toujours été appréhendé comme un objet de liberté. Si l’on offre l’accès à des personnes qui n’ont pas la capacité physique de faire du vélo, ça fonctionne forcément  ! » poursuit Yann Noce. Au-delà du simple usage urbain, sa pratique se développe aussi bien dans le cadre des besoins professionnels, des loisirs et du sport.

Double médaillé olympique et multiple champion du monde en VTT XC (cross country) Julien Absalon, qui évolue désormais en VTT AE (assistance électrique), ne jure plus que par le vélo électrique. « Les vélos à assistance électrique sont une nouvelle manière de faire du vélo. Ça permet à des gens qui n’ont pas de condition physique particulière de redécouvrir le VTT, tout en prenant du plaisir », explique-t-il. « Grâce à l’assistance électrique, n’importe qui peut gravir des côtes et des montagnes, qu’ils n’auraient pas pu envisager. Quelqu’un avec un niveau de forme correcte fera le même effort qu’avec un vélo classique, mais ira plus vite, plus loin et plus fort. La force musculaire exercée sur le vélo est démultipliée : plus on appuie fort sur les pédales, plus l’assistance assiste fort. »

Des innovations permanentes

Face à l’explosion de la demande, les fabricants du secteur rivalisent d’innovations en termes de produit (design intégré, connectivité, confort, ergonomie), d’assistance (poids et volume, autonomie), mais également de sécurité (freins ABS, capteurs de proximité ou encore éclairages). « Nous nous attachons à ce que chaque personne trouve le produit qui lui correspond et que chaque composant sur le vélo soit réellement adapté à la pratique à l’expérience et à la personne », explique Yann Noce. « Il y a des avancées à faire sur la motorisation et sur les batteries notamment. Demain, on gagnera 20 % ou 40 % d’autonomie supplémentaire, c’est énorme. Enfin, on mise beaucoup sur la connectivité avec l’usage massif des smartphones, qui permet d’avoir un ordinateur de bord personnalisé. »

Pratique et écologique, le vélo électrique ne cesse de séduire le plus grand nombre. L’année 2018 témoigne ainsi une nouvelle fois de la solidité du marché du cycle en France. Dans un contexte de prise de conscience politique, à la fois au niveau français (Plan national vélo) et européen (politiques anti-dumping limitant les importations chinoises), il y a fort à parier que ce secteur n’a pas fini de progresser. « Je suis convaincu que le VAE va changer notre mode de vie. C’est une partie de l’avenir du vélo. Le vélo se modernisera par l’électrique  ! »

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