Un Français sur deux tenté par le vélo électrique

Un Français sur deux tenté par le vélo électrique

Les intentions d’achat de vélo électrique grimpent en flèche, selon un sondage Ipsos pour Mobivia, de quoi peut-être booster une mobilité encore peu répandue au sein de la population.

Le même sondage avait été effectué à pareille époque en 2016. Résultat : en 2018, la proportion de Français qui se disent intéressés par l’achat d’un vélo à assistance électrique (VAE) a progressé de six points, pour atteindre aujourd’hui 42%.

Le vélo électrique a clairement le vent dans le dos ces derniers mois : en 2017, selon les chiffres de l’Union Sport & Cycles, les ventes ont bondi de plus de 90% dans l’Hexagone, pour 255 000 exemplaires qui ont trouvé preneur.

Le marché français, s’il est en retard par rapport à ses voisins européens (Belgique et Allemagne en particulier) est promis à un bel avenir, tant la marge de progression est importante. Si, selon les auteurs du sondage, « plus du quart des Français (26%) utilise régulièrement le vélo pour se déplacer », ils ne sont que 15% à l’utiliser au moins une fois par semaine, ce qui reste peu.

Prix et risque de vol sont les principaux freins

Ce sont d’abord les adeptes de vélo qui, sans surprise, constituent le socle d’intéressés par le VAE. Fini les maux de jambes au terme de cotes interminables (que l’on est parfois obligés d’emprunter) ! Ainsi, près de 55% des habitués du deux-roues se disent intéressés, « mais aussi de nombreux automobilistes qui y voient une alternative vertueuse et économique pour les déplacements quotidiens », selon Ipsos et Mobivia.

Reste, à l’image de la voiture électrique, le frein lié au prix. Le vélo à assistance électrique coût en effet bien plus faire qu’un modèle « classique ». Comptez près de mille euros, environ, pour les premiers modèles. On retrouve alors 66% des personnes interrogées qui placent le prix en première place de leur réticence à passer à l’acte d’achat, bien loin devant la peur du vol (37%) ou encore les difficultés de recharge (20%).

Pour rappel, le Plan Vélo et Mobilités Actives, annoncé par le gouvernement mi-septembre, s’est fixé pour objectif, entre autres, de porter de 5% à 9%, d’ici 2024, le pourcentage des déplacements effectués à vélo en France.

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