Test de la gyroroue Inmotion V8

Test de la gyroroue Inmotion V8

InMotion V8

9.8

Confort et Ergonomie

9.8/10

Conduite

9.5/10

Autonomie

9.9/10

Conclusion

9.8/10

Entre sa première gyroroue (la V3) et les V5 (V5, V5+ et désormais V5F), InMotion a fait un bond de géant tant en termes d’ergonomie, de design, d’ingéniosité que de praticité. C’est en reprenant la formule magique des V5, en l’assaisonnant d’un moteur plus puissant et en l’adaptant à une roue de 16″ qu’InMotion compte marquer les esprits. Voici donc l’InMotion V8.

le V8 d’InMotion est sans conteste l’un de nos gyroroues préférés en raison de sa facilité de conduite, sa robustesse et surtout sa praticité.

Présentation

L’InMotion V8 est donc la première roue 16″ de la firme. Contrairement à Gotway et Kingsong qui ont eux aussi lancé leur première 16″ en 2016, InMotion se détourne de la voie de la puissance pour proposer une roue plutôt légère (13,8 kg), très fine, mais néanmoins pourvue d’intéressantes caractéristiques mécaniques : le moteur de 800 W (puissance nominale) est ainsi capable de mener l’engin à 30 km/h quand la batterie de 480 Wh est donnée pour 40 km d’autonomie.

Après le succès de ses premiers monocycles électriques, la marque chinoise a redoublé d’efforts pour concevoir ce modèle. Le constructeur a repris les mêmes caractéristiques qui ont fait le succès du V5 en les associant avec un moteur plus puissant et en équipant son appareil d’une roue de 16 pouces. Mais contrairement aux autres gyroroues disposant d’un pneu de 16 pouces comme Gotway ou Kingson, la V8 se distingue par sa légèreté et par sa finesse. En effet, elle ne pèse que 14kg. Mais ne vous laissez pas avoir par son poids, parce qu’elle a beau être plus légère que ses principales concurrentes, mais elle n’est pas moins performante pour autant.

Dès son déballage le modèle donne envie de monter sur ces cales pieds pour effecteur ses premiers tours de roues. Avant le faire vous pourrez passer par la phase de personnalisation du produit tel que l’ajustement des bandeaux de LED. La V8 est un modèle qui vous permet d’accéder à de nombreux paramètres. Pour ce faire il vous faudra télécharger l’application IOS ou Android aussi appelé SCV.

L’application est essentielle à la personnalisation de la roue et à l’accès des paramètres dont le déridage vitesse. Celle-ci est par défaut limitée à 25Km/h, vitesse que bon nombre considère comme suffisante sur une roue électrique. Une fois débridée celle-ci atteint les 30km/h.

Confort et Ergonomie

La V8 est donc, dans les grandes lignes, une V5 en plus gros. En à peine plus gros, en fait. Ainsi la V8 est-elle 13 cm plus haute, mais aussi 16 mm moins longue et surtout à peine 1 mm plus large que les V5. Un joli exploit qui évite donc la posture du cow-boy lorsqu’il s’agit de l’enfourcher.

Son moteur 800 W est ainsi capable d’offrir une vitesse maximale de 30 km/h. La batterie de 480 Wh offre jusqu’à 40 km d’autonomie. L’InMotion se démarque aussi avec l’ingéniosité de sa conception. Sa poignée rétractable et le trolley sont très pratiques lorsque vous devez prendre le métro ou tout simplement lorsque vous devrez discuter avec quelqu’un dans la rue.

La V8 arbore un design chic par sa coque noire et brillante sur laquelle se distinguent facilement le phare avant et logo de la marque. Elle est également plus pratique que la V5, car elle est plus volumineuse et offre ainsi un meilleur confort d’utilisation. Elle est aussi 13 cm plus haute que son ainée et est 16 mm moins large que cette dernière.

C’est actuellement l’une des gyroroues les plus demandées, car elle offre confort d’utilisation, solidité et… une poignée rétractable. Cela signifie que lorsque vous ne pouvez pas être sur la roue, il suffit de sortir la poignée et de la déplacer comme une valise. Alors même si elle ne pèse que 14 kg, c’est un détail qui fait vraiment la différence. Il est alors beaucoup plus facile de se glisser discrètement n’importe où.

Cette gyroroue mesure 16 pouces, elle est grande ce qui améliore le confort de déplacement. Elle peut rouler jusqu’à 30 km/h. L’autonomie totale est de 40 km pour un temps de charge de 4h30. La gestion de la batterie est lisible à tout moment. La InMotion V8 possède également un design très sympa. Elle est tout en noir avec des touches de rouge. Elle a un phare sur l’avant (mais rien sur l’arrière).

Nous retrouvons avec plaisir le phare avant, le coupe-circuit intégré à la poignée, le témoin de batterie stylisé aussi lisible que précis — le meilleur du marché, tous modèles confondus —, les volets permettant d’accéder facilement à la valve de gonflage ainsi que les repose-pieds arrondis, très hauts et recouverts de grip. Nous retrouvons également la coque brillante qui, si elle est plutôt esthétique, marque assez facilement. Une déclinaison mate serait la bienvenue. Parmi les différences, nous regretterons la disparition des feux-stops à l’arrière, remplacés par le seul logo de la marque éclairé en rouge. Nous regretterons également la disparition des si pratiques et confortables coussinets latéraux, la place étant désormais occupée par les batteries plus imposantes, et regrettons tout autant le changement du connecteur de charge carré des V5, qui passe à du trois broches — plus compact que la concurrence cependant. Heureusement, InMotion a le bon goût de fournir deux petits pads en mousse dans la boîte, que l’on peut coller où bon nous semble, de préférence là où notre jambe entre en contact avec la coque très rigide. Enfin, précisons que la V8 est certifiée IP55, quand les V5 sont certifiées IP65, mais nous n’allons pas chipoter puisqu’InMotion est le seul constructeur à faire certifier la protection contre la poussière et l’intrusion d’eau de ses roues.

Parmi les ajouts majeurs de la V8, double salve d’applaudissements pour l’intégration de la poignée télescopique, sur le côté, faisant office de trolley. La construction est parfaite, la finition également. La poignée se verrouille (contrairement à celle d’une Gotway ACM16), la sensation de solidité est supérieure à celle d’une Kingsong KS-16 et le tout arrive à hauteur idéale… pour peu que vous ne mesuriez pas plus de 1,75 m cependant. Autre modification : le bouton d’allumage n’est plus tactile, mais physique. Un appui court allume ou éteint la roue. Un appui long allume ou éteint le phare avant. En appuyant d’abord sur le coupe-circuit logé sous la poignée puis en appuyant sur le bouton d’allumage, on peut activer/désactiver les leds latérales. La couleur et la séquence d’allumage de ces dernières sont également personnalisables directement depuis l’application (Android ou iOS).

Car effectivement, elle est reliée à une application, qui, malgré une page d’accueil en chinois, est en anglais. Elle permet de suivre les distances parcourues, de fixer la vitesse maximale (la loi limite à 25 km/h en France), de régler le son des alertes, etc. C’est un peu gadget, mais tellement appréciable quand on débute !

L’application, quant à elle, est la même que pour tous les autres produits InMotion, du moins ceux se connectant en Bluetooth. Voilà un point que la firme partage avec Ninebot by Segway, et dont Gotway et Kingsong feraient bien de s’inspirer, puisque ces deux concurrents ont la manie de proposer une application différente pour chaque roue, qui plus est pas forcément compatible avec Android ou iOS… Les premières pages de l’application sont en chinois, mais l’onglet permettant d’accéder aux informations relatives à la gyroroue, baptisé « SCV », est, fort heureusement, en anglais. On y voit la vitesse, la distance parcourue depuis le dernier allumage, la distance totale parcourue par la roue et le niveau de charge, en pourcentage. Il ne faudra pas oublier dans « Me > Settings », de changer un paramètre pour afficher les unités en système métrique et non pas en système impérial. L’application permet d’allumer et d’éteindre la roue à distance, d’activer ou désactiver le phare, de régler le niveau du son (pour les alertes diverses et variées), de fixer la vitesse maximale — par défaut à 25 km/h, mais pouvant être relevée à 30 km/h. C’est encore l’application qui permet de calibrer l’horizontalité des pédales, de mettre à jour le firmware, de réaliser un diagnostic complet de la roue (capteurs, carte mère, batteries, moteur, BMS) et, surtout, de programmer la séquence d’allumage des leds latérales. Mieux : si l’on souhaite pousser la personnalisation jusqu’au bout, il est possible de créer notre propre séquence, aux couleurs de notre choix. Pimp my wheel !

Conduite

Pendant longtemps, InMotion a justifié la faible puissance de ses produits derrière le discours du « grand public, vitesses raisonnables, facilité de prise en main ». Soit. Il n’empêche que, depuis notre test, la V5+ a bénéficié d’une mise à jour du firmware permettant de relever la vitesse maximale de 18 à 20 km/h. Tiens tiens… Pour imposer sa 16″ face aux ténors du marché, InMotion n’avait donc d’autre choix que de lui conférer, au minimum, une vitesse maximale de 25 km/h, laquelle vitesse, rappelons-le, est la limite légale implicite pour avoir le droit de circuler sur route ouverte. Emporté par un élan d’enthousiasme, InMotion propose donc à ceux qui le désirent de monter jusqu’à 30 km/h. Un petit bonus qui change pas mal de choses, sans pour autant tomber dans les excès des Kingsong et surtout Gotway concurrentes.

La très polyvalente Inmotion V8

Question conduite, cette roue est très souple, et convient autant aux rouleurs expérimentés qu’à ceux qui débutent. Avec une vitesse maxi de 30 km/h paramétrable, cette roue est utilisable au quotidien, sans aucun danger (nous conseillons de la paramétrer à 25 km/h max).

La jauge de batterie en position frontale figure parmi les plus lisibles. Lorsque la batterie descend à moins de 25%, les dernières barres d’affichent en orange et en rouge, ce qui attire l’attention pour sécuriser sa conduite et ralentir. Un cerclage bleu tourne et défile autour des 5 briques qui constituent la jauge, dès que vous mettez la roue en mouvement.

L’application Bluetooth, qui existe depuis 2012 est particulièrement soignée : allumage de la lumière, mises à jour firmware, communauté InMotion.

Il faut quelques dizaines de kilomètres pour s’habituer à la dureté — même avec les pads — des flancs de la V8. Cela reste toutefois bien moins douloureux que sur les roues de première génération, puisque la finesse de la gyroroue d’InMotion permet d’écarter suffisamment les pieds pour ne pas avoir à trop prendre appui sur les tibias. Comme sur les V5, nous retrouvons immédiatement l’agilité conférée à la fois par la légèreté de l’attelage et par l’algorithme maison, à la fois joueur et rassurant. La roue reste parfaitement droite, en toutes circonstances, ne rechigne pas à prendre des virages très serrés, bien aidée en cela par la position haute des repose-pieds. Un véritable régal qui vous permettra de ne plus vous soucier de la hauteur des bateaux en montée et descente de trottoirs. La InMotion V8 est agile, très agile, et sait sans peine maintenir les très faibles vitesses, voire faire du stationnaire. Parfait lorsque vous n’avez d’autre choix que de vous insérer dans le flux de piétons sur les trottoirs.

En élevant la cadence, le moteur de la V8 se fait sentir. Le couple est très important et autorise le franchissement aisé des zones pavées, des petites bosses, des petits obstacles et des pentes jusqu’à 25° (18° pour la V5+). Les plus téméraires parviendront à sauter en la serrant entre leurs pieds. Aux plus hautes vitesses, la roue ne nous prend jamais en traître et sait mettre le holà lorsque l’on approche de la vitesse maximale. Cela se traduit par un freinage franc et un tilt back léger qui coupera court à toute envie de vitesse déraisonnable. Il est très difficile de mener la roue jusqu’au rupteur. En tous cas, nous n’y sommes pas parvenus, et c’est plutôt une bonne chose. Enfin, notez qu’en toutes circonstances la V8 se montre très réactive, avec des accélérations marquées et un freinage incisif.

Mais serait-elle parfaite, cette InMotion V8 ? Malgré toutes ses qualités, non. À haute vitesse, le couple est bien là, mais il plane toujours cette désagréable sensation que la puissance n’est pas suffisante pour nous emmener plus vite. Ceci sera d’autant plus marqué si l’on pèse plus de 90 kg — la roue est prévue pour supporter un passager jusqu’à 120 kg, mais cette remarque est valable pour toutes les roues. Il manque très probablement 5 mm à la section du pneu pour lui conférer une tenue de route parfaite. En effet, à toutes les vitesses, la V8 a une tendance plus ou moins marquée à suivre les irrégularités de la voirie, ce qui peut conduire à quelques écarts auxquels il faudra être vigilant. Pour les gros rouleurs, les Kingsong et Gotway sont plus agréables tant elles semblent comme guidées par des rails. Dans le même ordre d’idée, les sculptures du pneu adopté par InMotion font que la V8 tend à s’écraser sur les flancs, ce qui peut parfois rendre la conduite désagréable et oblige entre autres à ralentir à l’approche des grandes courbes. Bref, si votre usage de prédilection est le déplacement rapide, vous pouvez passer votre chemin. Pour ceux qui recherchent de l’agilité et du confort, elle est parfaite.

Un petit mot pour l’utilisation piétonne et les adeptes de l’intermodalité. Le coupe-circuit sous la poignée est une véritable bénédiction dont vous louerez la présence à chaque fois qu’il faudra monter ou descendre des escaliers sans avoir à complètement éteindre la roue. Le trolley, de son côté, vous changera la vie dans les longs couloirs du métro et même lorsque vous irez faire vos courses… ou tout simplement lorsque vous marcherez en compagnie d’une personne non véhiculée.

Autonomie

InMotion n’a pas pour habitude d’annoncer des données techniques farfelues. La vitesse maximale est tenue, il en va de même pour l’autonomie… à 5 % près. Si la V8 est supposée tenir 40 km avec sa batterie de 480 Wh, nous n’avons pu rouler que 37 km lors de notre test urbain. La bonne nouvelle, c’est que l’InMotion V8 maintient 100 % de ses performances jusqu’au bout de la batterie : il n’y a aucun bridage de la vitesse maximale lorsqu’un seul témoin de charge reste allumé. Ce n’est qu’à la toute fin de la batterie, sur les 10 derniers mètres, que la gyroroue va progressivement ralentir, jusqu’à l’arrêt complet, puis se cabrer. Bien vu de la part des ingénieurs : il reste malgré tout suffisamment de jus pour maintenir le moteur allumé, ce qui permet de déployer le trolley et pousser la roue devant nous, jusqu’à la prochaine station de métro, évitant ainsi de la porter par la poignée.

POINTS FORTS

  • Ergonomie ingénieuse.
  • Coupe-circuit (pour couper le moteur sans avoir à éteindre la roue).
  • Trolley intégré.
  • Repose-pieds en position élevée et avec grip.
  • Algorithme rassurant et joueur.
  • Fiabilité.
  • Qualité de fabrication.
  • Phare avant.
  • Témoin de charge lisible et fiable.
  • Application mobile réussie et complète.
  • 30 km/h et 40 km d’autonomie.

POINTS FAIBLES

  • Tenue de route perfectible à haute vitesse.
  • Section du pneu un peu trop étroite.
  • Pas de véritable feu stop.

Conclusion

L’InMotion V8 est une immense réussite. Pratique avec son coupe-circuit et son trolley intégré, maniable grâce à sa légèreté et son algorithme pointu, fiable, rapide (30 km/h), suffisamment endurante pour le commun des mortels (40 km), elle se paye en plus le luxe d’être l’une des roues 16″ les moins onéreuses du marché ! Victoire par K.O. technique.

Caractéristiques

  • Longueur 46.2 cm
  • Largeur 14.8 cm
  • Hauteur (minimal) 53.8 cm
  • Hauteur (maximale)
  • Poids minimal du passager 20 kg
  • Poids maximal du passager 120 kg
  • Inclinaison pente maximale 18 °
  • Antivol non
  • Nombre de roue(s) 1
  • Diamètre des roues 40.64 cm
  • Pilotage à distance non
  • Application smartphone oui
  • Ecran LCD non
  • Autonomie annoncée 45 km
  • Batterie Li-ion 6,4 Ah
  • Poids de l’appareil 13.8 kg
  • Temps de charge 4.5 h
  • Vitesse maximale 25 km/h
  • Puissance du moteur 800 W

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