Usage de la trottinette électrique : êtes-vous hors la loi ?

Usage de la trottinette électrique : êtes-vous hors la loi ?

De plus en plus visible dans les rues – et même surprise sur l’autoroute ! –, la trottinette électrique envahit les villes et, depuis janvier, Marseille. Quelles sont les règles concernant son utilisation?

Pratiques, « vertes » et peu encombrantes, les trottinettes électriques offrent la possibilité de se déplacer rapidement, sans effort et sans permis. Ces qualités expliquent l’engouement actuel pour ces véhicules qui permettent dans les villes de contourner les bouchons. Déjà disponibles en libre service dans certaines métropoles françaises – notamment Paris et Lyon –, elles rencontrent aujourd’hui un vif succès également à Marseille où la société Lime a lancé une flotte le 19 janvier 2019.

La liberté offerte par ce type de véhicule a aussi son revers, en témoigne le nombre d’accidents. En cause ? Les voies empruntées et la vitesse. Les usagers roulent sur les trottoirs, la chaussée ou dans les couloirs réservés… à des vitesses pouvant atteindre 25 km/h voire plus quand le moteur est débridé. Récemment, un chauffeur de taxi a ainsi filmé un homme sans casque roulant à plus de 80 km sur l’A86 ! Une transgression passible d’1 an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende.

Officiellement interdites sur les trottoirs et voies de circulation

Alors que dit la législation ? Quelle voie emprunter ? Existe-t-il un code particulier ? Pour l’instant, la pratique souffre d’un flou juridique. Sur le site officiel de l’Administration française, Service-public.fr, il est stipulé que « les engins de déplacements électriques (hoverboard, gyropodes, monoroue, trottinette électrique) sont interdits sur les voiries publiques (trottoirs et voies de circulation). »

En revanche, la trottinette électrique « est autorisée sur les voiries privées (par exemple, chemin d’une propriété privée, allée d’une résidence privée). » Voilà qui perd de son intérêt… et qui fait de quasiment tous les usagers actuels des coupables. Ces derniers ont donc tout intérêt à se renseigner sur la couverture offerte par leur assurance.

La ministre des Transports, Élisabeth Borne, entend mettre un terme à cette situation avec sa future loi d’orientation de mobilité attendue courant 2019. « On va clarifier le fait que les trottoirs, c’est d’abord pour les piétons, y compris les personnes fragiles qui doivent pouvoir les utiliser sereinement. Donc les trottinettes, ce sera sur les pistes cyclables ou la chaussée !« , a -t-elle ainsi déclaré sur Europe 1 en septembre 2018. La création d’une nouvelle catégorie de véhicule dans le Code de la route est également envisagée.

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