Comparatif 2019 : Quelle est la meilleure trottinette électrique ?

Comparatif 2019 : Quelle est la meilleure trottinette électrique ?

Les trottinettes électriques ont le vent en poupe dans plusieurs régions de France. Et pour cause, leur agilité, leur autonomie et leur puissance croissante permettent de se déplacer aisément et plus librement qu’avec les transports en commun, par exemple. Toutefois, pour être satisfait de l’expérience au quotidien, encore faut-il bien choisir son modèle.

Xiaomi M365 : le bon rapport qualité/prix

La Xiaomi Mi Electric Scooter, ou M365 de son petit nom, est assurément un modèle incontournable. Cette trottinette chinoise s’est fait une place au soleil dès sa disponibilité dans les Mi Store, mais aussi les enseignes les plus variées et les plus importantes dans la vente en ligne (Fnac, Norauto, Amazon, Cdiscount, Darty, etc). Un succès qui tient, comme pour les autres produits de la marque, à un rapport qualité/prix redoutable… mais aussi au buzz plus général que provoque cette marque. Passons en revue cette trottinette à 400 euros.

Un châssis robuste, mais une grosse faiblesse

Et pour cause, avec les produits Xiaomi, on a en généralement pour son argent. Ce qui est aussi le cas avec cette M365 qui profite d’abord d’un joli design. Epurée, plutôt séduisante dans ses deux coloris (blanc ou noir), avec un minimum de soudures apparentes, pas trop petite, ni trop grande non plus… bref, cette trottinette à visiblement trouvée grâce aux yeux de nombreux utilisateurs. Le châssis s’avère relativement robuste, mais il est à noter que les propriétaires font régulièrement les frais de crevaisons récurrentes du pneu arrière. C’est d’ailleurs pour cette raison que certains revendeurs de la M365 proposent une version sur laquelle la roue arrière à chambre à air est remplacée par un modèle en gomme dure.

Quoi qu’il en soit, même sous notre gabarit plutôt conséquent, le deck ne montre pas de signe de faiblesse. Le poids maximal supporté serait d’ailleurs de 100 kg – et il est très étrange de constater que la recommandation inscrite sur le pneu limite l’usage aux utilisateurs de moins de 75 kg. Quoi qu’il en soit, avec un poids de 100 kg (qui n’est pas le nôtre), ce serait alors le moteur 250 watts s’avouerait vaincu. Car si l’engin glisse un peu au-delà des 25 km sur une route avec peu de relief, il n’est pas des plus téméraires en montée. C’est d’ailleurs pour cette raison que le constructeur a récemment annoncé le Mi Electric Scooter Pro. Disponible dans le courant du mois de mai, celle-ci sera vendue 499 euros (contre 399 euros pour la version actuelle) et intègrera cette fois-ci un moteur 300 watts, une puissance devenue assez standard et une batterie promettant 45 km d’autonomie. Sur le papier, c’est 15 km de mieux que notre version d’essai qui a le mérite, là encore en fonction de la route et du poids de l’utilisateur, de tenir ses promesses d’assez près puisque nous lui avons mesuré une autonomie d’environ 25 km.

Un équipement en demi-teinte

Et l’arrivée de la version Pro sera aussi l’occasion pour Xiaomi de corriger un défaut manifeste de cette M365 : l’absence de compteur kilométrique. Certes, pour quelques euros de plus, un support smartphone et une bonne application feront l’affaire. Mais étant donné que lors du pliage de la trottinette, le guidon se fixe sur le garde-boue de la roue arrière, le support s’expose aux chocs. En revanche, la M365 a pour elle d’être équipée d’un frein à disque qui en rend son utilisation rassurante. N’allant pas très vite en pointe, on s’arrête sans difficulté devant les situations critiques – et on limitera sans doute la casse en cas d’extrême urgence. À ce niveau de tarif, le frein mécanique reste assez rare, au profit d’un système électronique moins efficace.

Pourquoi ne pas attendre ?

Vous l’aurez sans doute compris, si votre budget le permet, et que vous n’êtes pas pressé, nous vous recommandons plutôt d’attendre l’arrivée de la version Pro de cette Xiaomi. Rien n’indique que la version actuelle sera ensuite bradée, mais ce n’est pas exclu et ce serait alors l’occasion de faire de bonne affaire.

Les plus
+ La robustesse du châssis
+ Le rapport qualité/prix
+ Le frein à disque à l’arrière

Les moins
– Encombrante lorsqu’elle est pliée
– L’absence d’écran
– L’usure prématurée de certaines parties

E-Twow Monster 10.5 Ah, pour les grandes balades ville

Difficile de cacher son plaisir et, d’une certaine manière, une pointe de satisfaction lorsqu’on évolue en ville au guidon de la Monster de E-Twow. Et pour cause, l’allure est telle au guidon de cet enfin à la taille de guêpe que les passants et autres usagers de la route ne peuvent que nous suivre du regard… le plus souvent, un bref instant.

Si compacte et pourtant si rapide

L’atout principal de cette Monster réside dans son rapport poids/puissance. Car si elle intègre, comme la Z1000, un moteur 1000 watts (36 volts), elle est ici moitié moins lourde. Affichant environ 11 kg sur la balance c’est autant de kilos que son moteur n’a pas à supporter pour nous tracter rapidement à la vitesse maximale d’environ 45 km/h – et un peu plus même si la route descend légèrement. La Monster est donc dynamique, mais aussi très agile et idéale pour se faufiler le long des trottoirs (mais sur la route). Complètement à l’aise sur le bon revêtement d’une piste cyclable, ses amortisseurs avant et arrière absorbent aussi un peu les défauts d’une route plus esquintée. Il faut être en revanche plus prudent sur le pavé où la roue avant (gomme dure) a tendance à rebondir et où le deck (plateau pour les pieds) et lui aussi soumis à de difficiles contraintes. Heureusement, son accélérateur qui se présente sous la forme d’une gâchette qu’on actionne avec le pouce droit, permet de tenir un rythme plus cool. Précisons par ailleurs au passage que le grip du plateau de la Monster est excellent et que le deck suffisamment long et large pour y poser confortablement les pieds.

Quelques couacs

Premier défaut de cette Monster, son éclairage à l’arrière est un peu trop petit à notre goût, mais c’est aussi le cas pour de nombreuses trottinettes concurrentes. Ajoutons que, compte tenu de la puissance disponible, on regrette que le constructeur n’ait pas intégré en série de frein mécanique. Aussi efficace soit le frein électro magnétique de la Monster, il est beaucoup moins mordant qu’un frein à disque, par exemple. S’il est possible d’anticiper ses freinages dans la plupart des cas, dans les situations d’urgence, lorsqu’un véhicule se rabat, qu’un piéton ou encore qu’un cycliste nous coupe la route, il n’est pas rare de se faire peur. Nous aurions aussi apprécié que le klaxon soit plus puissant. La version électronique ici intégrée ne permet pas de bien se faire entendre des autres usagers de la route.

Des critiques d’autant plus valables que cette trottinette est vendue, rappelons-le, 1099 euros dans cette version 10.5 Ah.

Un kit frein proposé en option

Pour résoudre ce souci de freinage, le constructeur propose en option (100 euros) un kit permettant de remplacer la roue arrière par un autre modèle disposant d’un frein à tambour. Si vous n’êtes pas un tant soit peu bricoleur, E-twow propose une autre option, à 150 euros, incluant la pose dans l’une des boutiques partenaires.

Reste que malgré ces critiques, la Monster de E-Twow est une arme redoutable, rapide, agile, légère… en somme idéale pour rejoindre quotidiennement son travail, y compris en tant qu’outils de connexion entre ses différents modes de transports en commun.

Les plus
+ La puissance du moteur
+ La compacité
+ L’excellent maintien du grip sur le deck

Les moins
– L’absence de frein mécanique
– Le bruit trop timide du klaxon

Weebot Omaha, prête à tout affronter

Voilà une autre trottinette électrique très sérieuse. La Weebot Omaha 10 pouces, distribuée par le magasin Weebot (qui nous a d’ailleurs envoyé le produit pour test), fait partie de ces modèles conçus pour les grands rouleurs qui devront affronter des routes pas toujours très bien entretenues ou avec du relie. Equipée en conséquence, elle devient vite un compagnon de route très agréable au quotidien, sous certaines conditions toutefois.

Un modèle costaud…

Évacuons d’entrée de jeu la critique, ou en tout cas la spécificité de la Omaha : à l’image de la Z1000 de Smolt and Co, cette trottinette est imposante. Dépliée, elle mesure 110 x 56 x 120 cm (110 x 26 x 38 cm lorsqu’elle est pliée) et pèse 24 kg ! Voilà qui ne permet pas vraiment d’envisager de porter l’engin à bout de bras trop souvent. Cet embonpoint la Omaha le doit à son équipement très complet. Double amortisseur à l’avant et à l’arrière, freins à disque, structure solide (poids max supporté : 150 kg), grosses roues 10 pouces (gonflables) et une puissante batterie 52V / 26 Ah logée dans le deck. C’est sans doute là l’un des principaux points forts de ce modèle dont l’autonomie pourrait atteindre 70 km… dans son mode le plus lent. Plutôt bien portant, nous l’avons surtout utilisé en mode 3 sous lequel le moteur 600 watts intégré à la roue arrière nous pousse jusqu’à 45 km/h sans difficulté. C’est avec prudence, sur une chaussée en bon état et bien dégagée qu’on ose en profiter encore un peu, tant que ces engins ne sont pas bridés. Et lorsqu’ils le seront, on prendra alors plaisir à l’utiliser pour le couple disponible qui permet de s’affranchir des pénibles lenteurs sur les routes en montées. Sous ce mode, l’autonomie moyenne devrait être, en fonction du poids de l’utilisateur et du relief, d’environ 40 km. De quoi voir venir.

… Vraiment bien équipée

Du côté des accessoires, rien ne manque : phare à l’avant, éclairage rouge et feux de stop à l’arrière… la Omaha dispose même de clignotants. Tout comme sur un scooter, ceux-ci s’activent par des boutons à gauche du guidon. Un signal sonore vous indique quand ceux-ci sont activés. Le hic c’est qu’ils sont placés dans le deck, à l’arrière et donc pas forcément très visibles. Si un automobiliste vous suit de trop près, il ne les verra pas. En revanche, d’un peu plus loin il devrait être informé de vos intentions s’il porte un peu d’attention à votre cas. Quoi qu’il en soit, l’ajout d’un tel accessoire reste une bonne chose, d’autant que nuit ils deviennent cette fois-ci plus visibles. Le klaxon électronique est lui en revanche plutôt timide.

Notons aussi que si le mécanisme pour plier la trottinette s’est avéré un peu rude, nous lui reconnaissons un énorme avantage : la structure permet de passer très facilement une chaine (par exemple) et ainsi attacher la trottinette à un endroit sécurisé. C’est sûr, la Weebot Omaha rejoint la Z1000 parmi les produits les plus polyvalents de cette sélection, mais les plus chers aussi avec un tarif de 1290 euros. Sans doute le prix à payer pour rouler avec un tel niveau de sécurité et maximum de plaisir.

Qui se veut aussi rassurante

Pour contribuer au mieux votre sécurité – et peut-être aussi pour apporter une touche de geekerie -, le constructeur a intégré de nombreux éclairages à Lytrot V3. C’est d’ailleurs ce qui la distingue de la V2. On trouve à l’avant un large phare LED, une petite lumière sur le garde-boue arrière, des lumières rouges au niveau du deck, mais aussi des embouts de guidon lumineux. Ces derniers fonctionnent sur piles et s’activent indépendamment des autres éclairages grâce à de petits boutons.

Les plus
+ La puissance
+ Les clignotants intégrés
+ La tenue de route

Les moins
– Le poids
– La goupille un peu dure pour le pliage

Speedway mini 4 Pro : rapide et endurante, mais…

La Speedway Mini 4 Pro du constructeur Coréen Minimotors n’est pas, malgré son appellation de « mini », une trottinette électrique très compacte. Bien au contraire. L’engin pèse 17 kg et mesure 102 x 18 x 33 lorsqu’elle est pliée. Autant dire que même dans cette position, la chose n’est pas plus facile à ranger ou transporter. Précisons alors que la hauteur maximale du guidon est de 115 cm par rapport au sol et 1 mètre par rapport au deck. Rien à signaler donc pour notre taille de 1,75 m.

Jusqu’à 40 km/h en pointe 40 km d’autonomie

Le moteur de 500 Watt logé dans la roue arrière s’est montré dynamique pendant nos tests. Différents modes de conduite sont possibles et le plus puissant d’entre permet de dépasser de peu les 40 km/h comme nous l’indique l’écran lumineux situé sur le côté droit du guidon. Une vitesse dont on s’accommode très bien – tout en restant très prudent – si la chaussée est en bon état et la route dégagée. Il est d’ailleurs à noter que le mécanisme de freinage à tambour nous a lui aussi surpris par son efficacité. Outre cette vitesse de pointe grisante, la puissance disponible permet surtout d’affronter tous les types de routes sans se voir limiter à une vitesse d’escargot. Et si le proverbe dit « qui veut voyager loin ménage sa monture », il ne s’applique pas spécialement ici à cette Mini 4 Pro dont la grosse batterie (48V 16 Ah) nous a permis de rouler environ 40 km, la plupart du temps gâchette à fond…. Mais essentiellement sur plat. La promesse du constructeur est donc respectée sur ce point.

Peu mieux faire sur les accessoires

Le sujet qui fâche sur cette trottinette Minimotors, c’est l’équipement. Certes la bête est robuste et agréable à rouler, mais on nous lui trouvons des défauts d’importance. D’abord du côté des éclairages. En effet, à l’arrière les deux lumières rouges signalant notre présence sont intégrées sous le deck. Certes les automobilistes vous verront au loin, mais nous aurions apprécié qu’un autre feu soit intégré dans le garde-boue en position plus haute. Ce dernier ne dispose que d’un réflecteur. À l’avant, là encore, deux lumières blanches sont au niveau des pieds. Une bonne idée puisque cela permet d’éclairer un peu la route devant soi. Sauf que le constructeur n’en a pas ajouté sur le guidon. Les autres usagers de la route ne vous verront pas toujours arriver. Ni ne vous entendrons d’ailleurs, car on ne trouve aucune sonnette ni klaxon sur cette Mini 4 Pro. C’est vraiment dommage, pour un tel produit vendu près de 1000 euros… aussi endurant et puissant soit-il.

Les plus
+ La largeur du deck
+ L’autonomie
+ La robustesse

Les moins
– L’absence d’éclairage en hauteur
– L’absence de klaxon

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