Quelques conseils pour choisir votre trottinette

Quelques conseils pour choisir votre trottinette

La sécurité

Comme pour tous les moyens de locomotion, il est primordial de ne pas négliger l’aspect sécurité de ces engins. Si, sur vos trajets, vous êtes amené à croiser beaucoup de monde, beaucoup d’intersections ou encore de forte descente, préférez un modèle disposant d’un frein mécanique. Qu’il soit à disque ou à tambour, il sera plus efficace que le frein électro magnétique et le frein à pied qui provoque par ailleurs une usure prématurée du pneu et du garde-boue.
Ne négligez pas non plus la présence d’une sonnette. Certains constructeurs proposent des klaxons “électroniques” mais nos tests tendent à démontrer qu’ils sont assez peu efficaces. Rien de tel qu’une sonnette de vélo pour vous faire entendre (et comprendre) des autres utilisateurs de la chaussée. N’oubliez pas aussi la qualité des éclairages. Des lampes trop petites à l’avant ou l’arrière sont à proscrire. On vous recommande même d’en ajouter, mais nous allons y revenir. Enfin, dans le cas de roues gonflables, vérifiez régulièrement la pression afin de garantir une adhérence optimum et réduire le risque de crevaison.

La portabilité

Si la compacité fait partie de vos critères d’achat prioritaire, il faudra sans doute faire des concessions… ou accepter de payer le prix. La Monster de E-Twow qui combine puissance, autonomie et portabilité (grâce à des matériaux robustes et légers) en est la preuve par son tarif élevé. D’autres constructeurs s’en sortent bien, mais il vous revient de ne pas négliger certains détails. Un poids léger peut-être synonyme d’une structure peu robuste. Un mauvais choix de matériaux (bon marché) pourrait alors se traduire par un deck qui fléchit sous vos pieds ou encore un guidon et une tête de fourche qui absorbent mal des chocs de la route. Soyez aussi vigilants sur le mode de pliage. S’il est trop complexe et que vous devez régulièrement plier et ouvrir votre trottinette, l’opération pourra vite devenir une corvée.

La batterie

Évidemment l’autonomie de votre destrier est grandement liée à la capacité de sa batterie. Elle est exprimée en ampère/heure (Ah) ou milli ampère/heure. Plus la capacité est importante et plus l’autonomie est grande. Pour autant, les indications de certains constructeurs quant à l’autonomie de leur produit sont carrément fantaisistes. Là où beaucoup annonce 25 km, il ne sera pas rare d’en faire moins de vingt à moins de peser une cinquantaine de kilo et de ne faire que du plat – et on exagère à peine. N’hésitez donc pas à prévoir le plus de marge possible en fonction de vos besoins, d’autant qu’une mauvaise météo (le froid) peut sérieusement réduire l’autonomie de ces engins électriques. La puissance de la batterie (24, 36 ou 48 Volts) est également un bon indicateur des capacités en termes de performance de la trottinette. Plus la puissance est importante et moins vous sentirez de baisse de régime au fur et à mesure que la batterie se vide.

La puissance

Voilà un critère que les utilisateurs les plus grands devront prendre en compte. Un moteur 250 watts fera l’affaire sur le plat pour vous mener à 25 km/h, mais le moindre relief corsera sérieusement l’affaire. Et croyez-nous sur parole, se retrouver à la traîne à quelques kilomètres par heure prêt à se faire tailler un short par chacune des voitures qui double, c’est une sensation qu’on ne recommande à personne. En revanche, ce qu’on peut vous recommander, c’est d’adopter à minima un moteur 500 watts et une batterie de grande capacité et puissante (36 volts) pour apporter un peu de couple et ainsi limiter autant que possible ce genre de galères aussi frustrantes que dangereuses.

Les accessoires

Fashion victim ou non, le port du casque est de mise. Il existe aujourd’hui de beaux modèles qui assurent votre sécurité sans nuire à votre look. Et puis, le port du casque, c’est aussi la possibilité d’ajouter des éclairages déportés pour bien vous faire remarquer. Les systèmes intégrés aux trottinettes sont souvent trop bas pour bien se faire voir des automobilistes, alors qu’à hauteur d’homme, tout va beaucoup mieux. Les plus grands rouleurs des quartiers denses pourront ajouter un rétroviseur à leur destrier (il existe des modèles assez discret). Le nec plus ultra se retrouve dans les sacs à dos intégrant même une signalétique lumineuse faisant office de clignotant. Car oui, contrairement au vélo, il n’est pas simple de lâcher le guidon d’une main (d’autant que celle de droite sert généralement à accélérer), sans perdre l’équilibre, pour indiquer qu’on va tourner.

Partagez cet article :

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *