Quelques conseils pour choisir son vélo électrique

Quelques conseils pour choisir son vélo électrique

Marre des bouchons et des transports en commun bondés ? Le Vélo à Assistance Électrique (VAE) vous tend les roues. Nos conseils pour bien s’équiper.

Ça  y est, c’est décidé, vous passez à l’électrique. La voiture attendra, c’est le vélo électrique qui vous intéresse. Démarrer sans effort au feu, gravir les côtes avec l’aisance d’un cycliste professionnel, arriver frais et sec au boulot… des promesses alléchantes.

Mais avant de vous plonger dans les fiches techniques ou de vous ruer chez votre marchand de vélos, il convient de bien comprendre le principe d’un VAE. Derrière ce terme un peu barbare, une norme qui définit précisément le fonctionnement de ces vélos électrifiés, la NF EN 15194. Celle-ci stipule plusieurs points qui caractérisent les vélos électriques en France : la puissance du moteur ne doit pas dépasser 250 Watts, le moteur ne doit avoir qu’une fonction d’assistance au pédalage, et sa vitesse de propulsion ne doit pas excéder les 25 km/h. Si le vélo ne respecte pas ces critères, il entre dans la catégorie des cyclomoteurs et doit être immatriculé et assuré (c’est le cas des Speedbikes).

Les VAE sont donc des vélos auxquels on a greffé une batterie et un moteur pour procurer une assistance au pédalage, qui s’enclenche jusqu’à 25 km/h. Si vous tombez en panne de batterie, pas de souci, il est toujours possible de pédaler sans assistance pour avancer.

La batterie

Avec le moteur, c’est l’élément le plus important d’un vélo à assistance électrique. La batterie peut être placée au niveau du cadre du vélo (parfois même intégrée au cadre) ou à la place du porte bagage. Elle pèse généralement entre 2 et 4 kg et rajoute donc un poids conséquent au vélo.

Sur les fiches descriptives accompagnant les vélos, la batterie est souvent caractérisée par une puissance en watt-heure (Wh), un voltage (en Volts) et un ampérage (en ampère-heure Ah). L’ampérage exprime la capacité de stockage en électricité de la batterie, autrement dit, plus il est élevé, plus la batterie permettra une autonomie élevée. Les valeurs habituelles d’ampérage d’une batterie oscillent entre 7 Ah et 15 Ah.

Le voltage exprime la puissance que la batterie sera capable de délivrer au moteur. Plus il est élevé, plus le moteur sera performant si le vélo est lourd ou si vous êtes en côte. Les voltages oscillent généralement entre 24 et 37 Volts (certains VTT haut de gamme montent à 48 volts). Sauf si vous êtes léger et que vous optez pour un vélo léger, il est déconseillé d’acheter un vélo équipé d’une batterie de moins de 36 volts.

La puissance en Wh est tout simplement le produit des deux éléments précédents : un vélo qui embarque une batterie de 24 volts et 10 Ah affichera 240 Wh sur sa fiche technique. Si c’est le seul élément renseigné, n’hésitez pas à interroger le vendeur sur le voltage.

Le chargeur : pas d’inquiétude, il vous sera systématiquement fourni avec votre vélo. Si vous souhaitez en acheter un deuxième ou bien si vous avez peur de le perdre, privilégiez une batterie de marque car les chargeurs sont plus faciles à trouver.

Notez que certains vélos ne proposent pas de batterie externe — c’est le cas des excellents VanMoof. Ils compensent en élégance ce qu’ils perdent en confort d’utilisation au quotidien.

L’autonomie

Les autonomies des VAE sont très variables et peuvent titiller les 200 kilomètres. Globalement, les autonomies actuelles vous permettront toujours de partir en balade ou de faire votre trajet domicile-travail sans le stress de la panne. Les autonomies dépassant les 150 km sont à recommander pour les aficionados des longues randonnées ou si vous ne voulez simplement pas recharger votre vélo tous les jours.

Sur un VAE, il est toujours possible de pédaler si la batterie est vide

Le moteur et le type d’assistance

Autre élément-clé du VAE, le moteur est le cœur du système puisque c’est lui qui assiste le pédalage. Il est positionné au niveau du moyeu des roues (avant ou arrière) ou au niveau du pédalier. Une fois activé via un boîtier, il est actionné par l’action de pédalage.

Il peut s’enclencher selon deux modes différents : les moteurs à capteur de pression (les termes ‘capteur de couple’ sont également utilisés), et les moteurs à capteur de rotation. Si les premiers s’enclenchent immédiatement lorsque l’utilisateur appuie sur la pédale, les seconds nécessitent un mouvement de rotation (mesuré au niveau du pédalier, il est différent selon les modèles, cela peut être un tour de pédale, un demi-tour, etc.).

Moins chers, les capteurs de rotation ont l’avantage de procurer une poussée efficace mais peuvent donner l’impression de pédaler dans le vide. L’assistance offre un ressenti plus naturel sur les capteurs de pression puisque leur assistance est proportionnelle à la poussée effectuée sur le pédalier

Concernant le type d’assistance, nous ne pouvons que vous recommander d’essayer les deux pour choisir celle qui vous paraît la plus adaptée à votre usage. De manière générale, les capteurs de pression sont recommandés si vous êtes souvent amené à démarrer en côte ou si vous voulez conservez les sensations du vélo. VanMoof se différencie en utilisant un bouton « boost » pour activer manuellement l’assistance à pleine puissance.

Le poids

Lors d’une première prise en main, c’est le poids des VAE qui représente la plus grosse différence avec un vélo classique. La présence d’un moteur et d’une batterie rajoute une petite dizaine de kilos et nous vous conseillons de vous poser la question des accessoires que vous souhaitez acquérir : un moteur dans la roue avant viendra alourdir la direction et ne sera pas recommandé avec un panier de guidon. Si vous souhaitez vous équiper de sacoches ou d’un siège enfant, évitez les vélos qui regroupent moteur dans la roue arrière et batterie sous le porte-bagages, etc.

Connectivité

Depuis quelques années, les fonctions connectées fleurissent sur les VAE. Dans l’ensemble on peut dire qu’elles apportent une plu-value intéressante si elles ciblent une fonctionnalité précise (antivol, localisation etc.), mais opter pour un vélo entièrement connecté, sans possibilité de le démarrer sans smartphone, reste encore hasardeux.

L’offre actuelle est en effet aujourd’hui essentiellement composée de startups à la santé financière fragile et l’écosystème qu’elles développent peut disparaître aussi vite qu’il est apparu.

La sécurité

En vélo électrique, l’assistance vous fera facilement dépasser les 20 km/h. Il est donc utile de rappeler les bases. Casque et gilet jaune (ou orange, ou vert, tant qu’il soit réfléchissant) ne sont pas obligatoires en ville mais sont fortement conseillés. Sorti des agglomérations, le gilet est en revanche obligatoire. Ne pas en porter vous expose à une amende de minimum 35 €.

Autre équipement obligatoire, l’éclairage est généralement monté en usine avec le vélo. Sa fonction est évidemment d’éclairer votre route, mais surtout de vous rendre visible par les autres usagers. On vous invite donc à privilégier les vélos équipés d’un éclairage puissant et dont l’alimentation ne nécessite pas de pile.

Dernier conseil sécurité, les VAE étant plus lourds que leurs équivalents classiques, nous vous recommandons de choisir des freins performants, comme peuvent l’être les freins à disque hydraulique. Ce conseil est d’autant plus important si vous vous déplacez chargés (sacoches) ou avec un enfant (sur un siège enfant). Les freins à tambour ne présentent pas d’avantage en terme d’efficacité, si ce n’est qu’ils sont moins impacté par l’eau que les classiques freins patins.

Quel prix ?

On trouve en boutique et sur le web des vélos électriques à des prix allant de quelques centaines d’euros à plusieurs milliers. Les vélos low-cost permettent une première incursion dans le monde du VAE et s’affichent entre 400 et 1 000 euros chez les grands distributeurs

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