La marque Solex fait son grand retour en France avec le vélo électrique

La marque Solex fait son grand retour en France avec le vélo électrique

La marque Solex fait son grand retour en France avec le vélo électrique

La bicyclette vintage n’a pas dit son dernier mot ! Désormais propriété du groupe normand EasyBike depuis 2013, la marque Solex a connu un renouveau en embrassant la mobilité électrique avec plusieurs gammes de VAE SolexSport, Solexity et VeloSolex. Suivant son héritage historique, la conception et assemblage continue d’être réalisée en France. Un cadre de production idéal pour le développement et la distribution du vélo incarnant l’élégance à la française.

Le célèbre vélomoteur Solex renaît en version vélo électrique grâce à la ténacité de l’entrepreneur Grégory Trebaol.

Il a transporté Jacques Tati et Brigitte Bardot, Audrey Hepburn et Robert Redford… Avis aux amateurs d’esthétique vintage et aux cyclistes en manque d’assistance électrique : maintes fois annoncé, le nouveau Solex sera finalement disponible dans une centaine de magasins de cycles à partir du 20 septembre.

Une renaissance de la marque iconique sous forme de vélo à assistance électrique (VAE) qui joue sur l’alliance de la nostalgie esthétique et de la modernité technique. Même cadre en col-de-cygne que le modèle sorti en 1946, ce « Solex Intemporel » de la PME française Easybike, tout en métal, est pourvu d’un panier cylindrique sous le guidon, de la même forme et du même volume que le petit moteur thermique qui avait fait la célébrité de la marque au siècle dernier.

Sortie de route évitée de justesse

« Nous avons travaillé avec des collectionneurs afin qu’ils soient nos ambassadeurs », explique Grégory Trebaol, le PDG fondateur d’Easybike. Deux versions seront mises en vente coup sur coup : l’une avec un moteur Bafang sur la roue arrière (1.521 euros) et l’autre avec un moteur Bosch sur le pédalier (2.599 euros à partir du 15 octobre).

Tous les voyants sont au vert pour que ces modèles trouvent preneurs : le marché est en croissance exponentielle depuis l’an dernier, les consommateurs français consacrent 2.000 euros en moyenne à l’achat de leur vélo électrique, les producteurs peinent à satisfaire la demande et partout, des listes d’attente se créent.

Mais ce lancement représente davantage que la mise sur le marché d’un nouveau produit. C’est aussi l’histoire d’une PME française qui s’est frottée aux dures lois d’une industrie mondialisée, aux affres d’un redressement judiciaire et qui s’en est sortie sans licenciement ni aide de l’Etat.

Easybike a dû son salut à la combativité de ses équipes et à quelques bonnes fées. En cette rentrée, elle se relance avec un appétit de lion. « On essaie de rattraper à marche forcée le retard accumulé », souligne Grégory Trebaol.

Les Solex Intemporel Confort et Intemporel Infinity surfent habilement sur la vague rétro et made in France.

L’entreprise a décidé de ressusciter le modèle mythique qui a fait les beaux jours de Solex avec plus de sept millions d’exemplaires écoulés de 1946 à 1988. EasyBike lance deux versions : l’Intemporel Confort à 1 521 euros et l’Intemporel Infinity à 2 599 euros. Le cadre tubulaire en aluminium à enjambement bas évoque la ligne du bon vieux Solex tandis que le porte-bagage avant rappelle le bloc moteur du modèle d’origine.

Le Solex, nouvelle star française de la mobilité douce

La nouvelle gamme Easybike Solex

La marque Solex fait son grand retour en France avec le vélo électriqueLe nouveau velo electrique Solex Intemporel figure parmi les grandes nouveautés du fabricant. Inspiré par l’incontournable Solex de 1946, cette version électrique se veut raffinée et authentique. Deux modèles sont disponibles : l’Intemporel Confort et l’Intemporel Infinity. Tous deux disposent de caractéristiques communes telles que :

  • – Un cadre mixte
  • – Une structure noire métallisée
  • – Des roues de 26 pouces
  • – Une fourche suspendue Spinner Odesa 63mm
  • – Un dérailleur Shimano à 8 vitesses
  • – 5 modes d’assistance + mode piéton, jusqu’à 25km/h
  • – Une batterie porte-bagages de 400Wh

Le Solex Intemporel Confort se positionne comme un modèle d’entrée de gamme, au tarif de 1521€ :

Le Solex Intemporel Confort est équipé d’un moteur électrique Bafang 40 Nm intégré au moyeu de la roue arrière. Selon le fabricant, la batterie 400 Wh installée sur le porte-bagage arrière assure entre 30 et 45 km. Cinq modes d’assistance au pédalage sont disponibles, ainsi qu’un mode piéton. Le vélo électrique est muni d’une fourche de 63 mm, d’une transmission Shimano Altus 8 vitesses, de freins V-brake, de garde-boues et d’un éclairage avant/arrière.

La marque Solex fait son grand retour en France avec le vélo électrique

Le Solex Intemporel Infinity est une version plus haut de gamme, commercialisé à partir de 2599 € :

Le Solex Intemporel Infinity monte en gamme avec un moteur Bosch Active Line Plus développant 50 Nm intégré au pédalier et une batterie 400 Wh censée offrir jusqu’à 100 km d’autonomie. La fourche et la transmission sont similaires au Solex Intemporel Confort, mais on passe sur des freins à disque de 160 mm à l’avant et à l’arrière et sur une tige de selle suspendue.

La marque Solex fait son grand retour en France avec le vélo électrique

Les nostalgiques du Solex auront également la satisfaction de savoir que ces vélos électriques sont conçus et assemblés en France à Saint-Lô dans la Manche.

Et pourquoi pas des deux-roues à l’hydrogène ?

Et Solex dans tout ça ? Les designers et développeurs n’ont pas chômé. En sus de l’Intemporel mis en vente cet automne (2.500 pièces en 2021 et 10.000 en précommande pour 2022), une nouvelle ligne, s’adressant davantage aux jeunes et baptisée « Origine », est en préparation pour fin 2022.

Partant de l’idée que les freins à l’achat pour les moins de trente ans sont le prix et le risque de vol, « Origine » pourra être acheté en leasing et une assurance sera proposée en option. Un moteur maison a aussi vu le jour : pour le moment, il équipe la Solexon, une roue électrique adaptable sur les vélos classiques.

A ce stade du récit et devant l’accumulation de projets, la tête commence à nous tourner. C’est alors que le PDG d’Easybike nous lance : « On se revoit dans trois ou quatre ans et il y aura des vélos à hydrogène ! » Chiche.

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